Fête de la lune
14/09/2014 11:55 par notre-vie-en-chine
Il parait que finalement, la pleine lune tombait le 9 septembre et pas le 8. Alors pourquoi notre jour férié tombait-il le 8 ? Mystère. Nous aurons de toute façon attendu ce week-end pour les gâteaux du même nom, Dominique avait oublié sa boîte à Shanghai... En attendant, la lune était effectivement très belle dès le 8 au soir. Et chez vous ?
Exemple de gâteau de la lune avec garniture au jaune d'oeuf (salé). Miam.
La fête de la lune et ses gâteaux
A peine posté le blog d’hier sur notre voyage en août, l’actualité nous rattrape et il nous faut déjà parler de notre premier jour férié de l’année scolaire : la fête de la lune. Tout comme l’an dernier, il est un peu trop proche de la rentrée pour la direction de l’école française, qui a décidé d’en faire un jour travaillé comme les autres pour les enfants (et donc les enseignants). Seuls les parents ont donc la chance d’avoir un jour de repos.
Historiquement, cette fête a pour origine la célébration de la fin des récoltes. Le jour choisi correspond au 15ème jour du 8ème mois lunaire (l’équivalent du 15 août pour nous, quoi !), jour de pleine lune réputé être celui où la lune est la plus belle, la plus ronde et la plus lumineuse. Un dicton chinois indique ainsi : « en automne, le ciel est clair et la lune particulièrement brillante ». Pour ne rien gâter, cela correspond également à un moment de l’année où la saison est en général particulièrement agréable, sèche avec des températures moins étouffantes qu’au cœur de l’été. En Chine, la lune symbolise l’unité de la famille et le rassemblement. En ce jour de fête, les Chinois vont se retrouver en famille pour invoquer de la chance et du bonheur sur chacun des membres de la famille et sortiront le soir admirer la lune dans les parcs, parfois autour de grands pique-niques, les enfants sortiront avec des lampions. La pollution ne doit pas trop aider de nos jours, mais l’an dernier, nos voisins chinois sont dûment sortis le soir de la fête. Cette année, la météo s’annonce bonne et plusieurs manifestations sont organisées dans la ville.
Depuis des temps ancestraux cette fête est également associée aux gâteaux qui portent le même nom 月饼 (yuèbing, gâteau de la lune) et que l’on s’offre à cette occasion. Wikipedia indique que la tradition de ces gâteaux remonte à la victoire d’un général chinois au 7ème siècle que l’on a célébrée avec ces pâtisseries, la tradition a perduré depuis – nous laissons les curieux d’histoire aller chercher les détails sur le site. Toujours est-il que cette tradition est depuis fort tenace, bien que très controversée par les chinois eux-mêmes. Ces gâteaux sont très reconnaissables et ont récemment fleuri dans tous les magasins : ils sont de forme ronde pour rappeler la pleine lune, leur face supérieure décorée de motifs et de caractères en relief, indiquant soit le contenu soit des voeux de bons auspices. Les parfums sont très variés, des classiques fruits secs et autres haricots rouges, aux plus surprenants à la pâte d’ananas ou de durian, parfois même à la viande, souvent agrémentés d’un œuf de cane salé qui est là pour rappeler lui aussi la lune ronde et lumineuse. L’alliance salée/sucrée donne un goût assez surprenant ! En pratique pour nous, le parfum est toujours une surprise puisque nous n’arrivons souvent pas à déchiffrer les détails des compositions.
Des pâtisseries, une tradition familiale, où est la controverse nous direz-vous ?
Comme souvent en Chine, la tradition est devenue une obligation. Pas le choix. Que ce soit à sa famille, ses collègues, il FAUT offrir une boîte de gâteaux sous peine d’être très mal vu. Les entreprises en offrent à leurs salariés, à leurs fournisseurs, au gouvernement local pour s’attirer leurs bonnes grâces (on ne sait jamais, ça peut toujours servir). A 100-200 RMB la boîte, la tradition est coûteuse. Il y a quelques années le gouvernement avait d’ailleurs mis halte à une première série de dérive qui consistait à compléter les boîtes d’éléments autres que des gâteaux, par exemple des bouteilles d’alcool, la tradition commençait à sentir sérieusement la corruption ! Désormais, il est interdit de mettre autre chose que des gâteaux dans une boîte de gâteaux. Logique.
En attendant, cet échange étendu a pour conséquence que chacun doit débourser une somme conséquente pour son entourage et surtout qu’il peut recevoir pour lui une dizaine de boîte de gâteaux. Overdose. C’est alors le moment de préciser que ces gâteaux sont très caloriques : il est recommandé de ne pas en manger plus de un-demi par jour, faute d’être condamnés à la salle de sport de façon intensive dès la mi-septembre pour éliminer les bourrelets. Ensuite, leurs goûts variés ne sont pas toujours appréciés par les chinois eux-mêmes. Chacun va donc en grignoter quelques-uns au plus …avant de finir par jeter le reste. Et il sait pertinemment que les boîtes que lui-même a offertes subiront le même sort. Le marronnier de septembre dans les journaux consiste donc tous les ans à blâmer ce gaspillage terrible. Pourtant rien ne change.
Rien ne changeait faut-il peut-être dire. Car cette année, le gouvernement, tout à sa campagne de réforme (comme on l’a déjà évoqué : la fin de la bureaucratie, de l’extravagance, de l’hédonisme systématique, etc) a décrété que les fonds publics ne pouvaient plus servir à acheter des gâteaux de la lune. Conséquence immédiate chez DPCA : aucune boîte distribuée contrairement à l’an dernier. Pas de changement en revanche chez Saint-Gobain où les listes de bénéficiaires parmi les clients et les autorités locales ont été préparées depuis bien longtemps et la traditionnelle boîte distribuée à chaque salarié. Néanmoins, les journaux parlent déjà d’une baisse de plus de 50% du chiffre d’affaires cette année pour certaines sociétés qui fabriquent et vendent les gâteaux. Qui vaincra : l’économie et la tradition ou la politique de rigueur ?
Cela étant, nous irons ce soir admirer la pleine lune et nous goûterons avec modération à quelques gâteaux de parfums différents. De votre côté, vous pouvez également célébrer l’événement à la chinoise puisqu’il parait que de plus en plus de pays dont la France, accordent des droits d’importation aux gâteaux de la lune au fur et à mesure que les fabricants chinois rentrent en conformité avec les lois d’hygiène locales. Qui veut un gâteau fourré haricot rouge et œuf de cane salé ?
Voyage organisé
Nous avons repris nos habitudes à Wuhan après ces congés d’été. Patrick et Dominique sont arrivés mi-août pour la reprise du boulot, Caroline, Séverin et Philomène 2 semaines plus tard, pour faire leur rentrée des classes dès le lundi 1er septembre. Nous tenons à remercier au passage tous ceux qui nous ont aidés dans la logistique un peu compliquée qui a permis aux enfants de passer plus de temps en France que leurs parents et non pas de rester désoeuvrés et les seuls du village dans la fournaise Wuhanaise en attendant les congés des parents.
Patrick et Dominique ont donc eu 2 semainesseuls pour se réhabituer au cadre de vie chinois et en ont profité pour une expérience culturelle et sociologique lors du week-end intermédiaire : le voyage organisé. C’était à l’occasion de la sortie annuelle de la plus grosse des usines de Dominique, l’ensemble du personnel, de l’ouvrier au patron de l’usine (et donc aussi à la directrice générale) était convié à 2 jours de voyage organisé sur un site touristique réputé. D’habitude peu enclins à sortir en groupe avec les collègues, nous nous sommes fait une raison : en Chine, la limite entre monde professionnel et cadre familial est assez floue et il est important de sortir avec ses collègues. Les conjoints étaient d’ailleurs bienvenus. Pour une fois, c’est donc Patrick qui a pris l’avion pour rejoindre Shanghai le vendredi soir. Départ le samedi à 6h de l’appartement pour rejoindre les bureaux et l’usine. Le départ des 5 bus se fit à 7h comme prévu. C’est qu’il y avait 5h de route prévues, en pratique plutôt 6, avant d’arriver sur le site touristique. Arrêt sur l’aire d’autoroute, rien de particulier si ce n’est la taille impressionnante des toilettes, probablement une bonne cinquantaine de chaque côté. Il faut dire qu’en Chine, on atteint rapidement des grands nombres. En pratique, aucun problème de queue, malgré la bonne vingtaine de bus arrivés en même temps que nous et la foule importante qui voulait donc satisfaire ses besoins à peu près au même moment. Après le soulagement, de nombreux collègues sont revenus avec un petit snack des 9h du matin : une soupe, une brochette de boulettes de viande ou quelques ‘Baozi’ (une sorte de petit pain blanc à moitié cuit généralement fourré à la viande, qui n’est pas sans rappeler un plat équivalent que nous avions on Slovaquie et qui constitue le plus souvent le petit-déjeuner de nos camarades).
Les bouchons nous ayant ralentis, l’agenda était raccourci. On nous annonce : on arrivera au restaurant vers 13h, les bus repartiront à 13h45 pour arriver sur le site à 14h00. Nous avons immédiatement pensé : avec l’inertie du groupe, faire manger plus de 200 personnes en 45’ est impossible. Eh bien en Chine, c’est possible ! Tout d’abord, les tables avaient déjà été attribuées et communiquées, chacun savait donc où s’installer et les tables furent complétées très rapidement. Ensuite, le système de plats collectifs est extrêmement rapide, à peine assis, on peut se servir avec ses baguettes, d’autant qu’une grande partie des plats avaient déjà été installés, le Chinois n’ayant aucun problème à manger tiède, voire même un peu froid. Quelques plats chauds amenés par les serveurs pour compléter – comme tout est en bouillon ou en sauce, c’est préparé à l’avance et il suffit de réchauffer quand le groupe arrive. Bref, tout le monde était remonté dans le bus à 13h35, impressionnant !
Nous n’avons pas été déçus du site touristique : des montagnes abruptes comme on en voit souvent sur les photos des paysages chinois, si différentes de nos montagnes alpines ou pyrénéennes et là encore quelques particularités. Comme la très grande majorité des sites chinois, ce site naturel était entièrement aménagé. Conséquence, l’entrée est payante, l’ensemble des chemins d’accès est en fait pavé et ce qui serait en France des sentiers de montagne devient en Chine des centaines de marches d’escalier, façon Kung Fu Panda. Conséquences : difficile d’avoir accès à la nature sauvage, en revanche, tous ces sites sont accessibles au plus grand nombre, et on peut s’y rendre quasiment avec une paire de chaussures de ville. N’oublions pas la petite touche kitsch locale avec quelques sculptures de grues ou de pandas au bord des allées, histoire de relever le tout et vous avez une idée du site. Nous nous sommes fait plaisir à arpenter en tous sens le massif montagneux, avec de très belles vues sur ce relief particulier et les paysages de rizières en contrebas. Très dépaysant.
Le point de RDV avait été fixé à 16h00, pour aller visiter un autre site. En bons Français, nous arrivâmes aux bus à 16h05… pour constater que tout le monde était déjà là et prêts à partir ! Oups, on le saura pour la prochaine fois. Le site suivant était un système de grottes : là encore, des escaliers aménagés partout, parfois très vertigineux, le sens de la sécurité et de la protection du public étant encore très peu développé ici… Et une autre particularité chinoise : des sculptures, des idéogrammes et des textes gravés directement dans la pierre, certains discrets d’autres énormes !
Pour finir la journée : arrivée à l’hôtel, nouveau banquet, avalé en un peu plus d’une heure, avec ‘Gambei’ (trinquer) de Dominique à chaque table de cadres et d’ouvriers, histoire de resserrer les liens. Patrick s’est fait adopter tout de suite en acceptant trois verres d’alcools amenés par précaution par l’un des techniciens, qui savait bien qu’il n’y aurait que de la bière à table. Si bien que Dominique s’est entendu dire que son mari devrait venir travailler chez Saint-Gobain. Iiiillll est des nôôôtres ! Tombola pour animer le repas, nous laissâmes le groupe terminer la soirée autour de tables de Mah-Jong et de jeux de cartes.
Départ le lendemain matin, prévu à 8h20. Nouvelle particularité, les organisateurs avaient prévu d’appeler chacun dans sa chambre à 7h, histoire d’être sûrs que tout le monde serait debout. Quand on prend les choses en charge, on les prend en charge jusqu’au bout ! Ayant appris la leçon, nous étions prêts au bus à 8h10, pour nous rendre compte que nous étions tout de même les avants-derniers du bus. L’honneur était sauf néanmoins. Dernier arrêt sur un site de maisons troglodytes au pied d’une falaise impressionnante, le gouvernement chinois rebelle du Kuomintang s’y était abrité à l’époque. Dernière pause-repas au restaurant, toujours aussi efficace, et ce fut déjà le retour avec à nouveau 5 à 6h de bus. Un week-end fatiguant mais qui nous a permis d’apprécier les paysages particuliers de la Chine, tout en comprenant mieux ce que peut être l’efficacité chinoise et les différences de comportement collectif.
Nous souhaitons à tout le monde une bonne reprise, en espérant que l’été aura peut-être fini par arriver. Ici, nous carburons à 35°C beaucoup moins humide qu’au cœur de l’été donc presque agréable.
Bises à tous,
Patrick, Dominique, Caroline, Séverin, Philomène
Des centaines de marches...
Des motifs sont souvent gravés à même la pierre dans tous les sites touristiques
De nombreuses constructions à connotation souvent religieuse
Il fallait bien que nous en arrivâmes à ce sujet un jour ou l’autre, étant donné que les nouvelles de la pollution ont largement débordé les frontières de la Chine. Pour être honnêtes, nous pensions le garder en réserve pour l’hiver prochain, jusqu’à ce qu’un pic de pollution aux micro-particules cette semaine nous rappelle malencontreusement à l’ordre.
Alors oui, l’air est pollué en Chine. Plutôt beaucoup plus au Nord qu’au Sud, mais finalement toutes les grandes villes sont touchées. Wuhan n’y fait pas exception, Shanghai non plus avec une nette dégradation cet hiver parait-il. Visuellement, les jours de pollution se traduisent par un brouillard plus ou moins dense, signe que la concentration en micro-particules est élevée. A Wuhan, il y a souvent une odeur particulière en plus les jours où l’indice est le plus élevé, plus rarement un fond de couleur jaunâtre ou brunâtre. Il faut comprendre que ces 2 villes ont un niveau d’humidité naturelle élevée, bien souvent nous subissons donc un véritable smog, mélange de brouillard et de pollution. La Chine a fini par reconnaître la situation il y a 2 ou 3 ans, si bien que fleurissent maintenant les sites de mesure de la pollution, donnant un indice constitué des concentrations en micro-particules, de 2.5µm (les plus dangereuses), de 10 µm, ainsi que de la concentration en gaz divers, tels que NOx,, SO2, etc. Ainsi, on prend l’habitude le matin de consulter l’indice du jour, au même titre que la météo (même si les sites ne sont pas encore vraiment prédictifs). Pour référence, les médias français s’affolent en général au-dessus de 50 en recommandant aux personnes sensibles de rester chez elles et de ne pas faire de sport. Ici, nous sommes contents lorsque l’indice est en-dessous de 100, alors qu’il tourne régulièrement entre 150, voire 200, atteignant 300 ou 400 ou plus les jours très pollués. La locution ‘il fait beau aujourd’hui’, se réfère tout autant à l’absence de pluie qu’à un faible taux de pollution qui permet au soleil de percer et au ciel bleu d’apparaître pleinement. Le pic de jeudi a atteint 700 pendant quelques heures la nuit pour redescendre à 200 au matin, sans que l’on sache vraiment ce qui s’est passé. Un vent mauvais venant de la province voisine du Henan nous a-t-on dit, mais on ne peut pas dire que la transparence de l’information est une constante ici !
Pour se protéger, nous sommes donc équipés de purificateurs d’air. Toutes les pièces de l’école et le club du village également. Il s’agit d’appareils qui forcent un flux d’air à travers un filtre HEPA, retenant les microparticules de la même façon que dans une salle blanche. Nos appareils sont également équipés de fonction de traitement des VOC, mais le service médical en a fortement déconseillé l’usage, le remède pouvant être pire que le mal parait-il ! Il est recommandé de s’équiper de masques (type N95 pour les connaisseurs) lorsque l’on est à l’extérieur au-delà de 200 (ou 300, ou 150, les avis varient…), mais il faut bien avouer que ce n’est pas un geste facile, et ce n’est pas confortable. L’école a un plan pollution, comprenant l’arrêt des séances de sport, voire même l’interdiction de sortir en récréation lorsque le niveau de pollution est trop élevé.
Mais qu’est-ce qui provoque ces pics ? Il n’y a pas de réponse claire et évidente. Bien sûr la circulation automobile, avec des systèmes de traitement d’échappement quasi-inexistant et une qualité de carburant diesel moins ‘propre’ qu’en France. Le fait que la majorité de la génération d’électricité se fasse à partir de centrales au charbon, là aussi avec un charbon peu raffiné et de façon générale, peu ou pas de règlementation des émissions industrielles. En roulant à l’extérieur de Wuhan en ce moment, on voit également des hectares de champs dont les chaumes sont incendiés – ceci expliquant peut-être l’odeur de brûlé qui accompagne parfois les pics de pollution. Et de la même façon qu’en France, l’impact de la météo est important : un coup de vent, un peu de pluie, et les indices dégringolent très rapidement.
La Chine a maintenant bien réalisé le problème : on parle d’une baisse du nombre de touristes, d’expatriés, d’une migration des chinois eux-mêmes des villes très polluées comme Pékin vers celles qui le sont moins. Sans parler des impacts économiques directs via la santé de la population. De façon plus anecdotique, Dominique ne compte plus les retards et vols annulés vers son usine de Handan, dans la province polluée du Hebei : le petit aéroport n’est probablement pas équipé d’une balise anti-brouillard, les avions ne volent donc pas dès que la visibilité est trop limitée et cela arrive souvent !
Comme toujours en Chine, la réaction est énergique : fermeture autoritaire de centaines d’entreprises polluantes dans le nord-est (même si la plupart d’entre elles étaient virtuellement en faillite…), instauration d’un quota de nouvelles plaques d’immatriculation à Pékin ou Shanghai, jours de circulation alternée selon le numéro de la plaque, objectifs de réduction de CO2 imposées aux provinces sous peine d’amendes très lourdes. Le pays est en marche et réussira sans nul doute à inverser la tendance. Mais la tâche est immense, il faudra encore plusieurs années avant que les indices soient systématiquement en-dessous de 100.
En relisant quelques Sherlock Holmes récemment, nous découvrions avec surprise la mention de brouillards épais et bruns dans les rues de Londres « rendant impossible de voir l’autre côté de la rue ». La Chine vit aujourd’hui ce que l’Europe a vécu hier du temps de la révolution industrielle. A elle de réinventer les solutions pour en sortir.
Bises à tous,
Patrick, Dominique, Caroline, Séverin, Philomène